
Su Dong-Chen (SO To-Sei en japonais), né en 1953 à Taipei (Taïwan), de père taïwanais et de mère japonaise, débute les arts martiaux très tôt. En 1968, il entre à l’Académie d’Arts Martiaux du très connu maître Hung Y-Hsiang (voir le film de la B.B.C., écrit et produit par Michael Croucher, ou Le Grand Guide de Taïwan, édition Gallimard, 1993).
Dans cette académie est enseigné le Tang Shou Tao — « la voie des mains de Tang » — où l’on étudie successivement :
- le Tai Chi Chuan.
- le Shaolin Chuan,
- le Xing Yi Quan,
- le Bagua Zhang,
Un entraînement particulièrement exigeant
Su Dong-Chen suit un régime d’entraînement particulier. Il est intégré dans le cours des étrangers, composé notamment de militaires américains, dont un groupe de bérets verts. L’entraînement est quotidien, de 18 h à 22 h, et parfois également le matin.
Ce cours est essentiellement axé sur le combat. Les débuts sont difficiles, mais très vite le jeune Dong-Chen montre des capacités exceptionnelles.
Premiers succès en compétition
En 1969, à l’âge de 16 ans, malgré sa jeunesse et grâce à une dérogation, il participe au tournoi d’arts martiaux de Taipei.
Ses adversaires sont des adultes, dont certains de niveau national. Contre toute attente, Su Dong-Chen obtient la deuxième place. L’année suivante, à 17 ans, il obtient la première place. En 1971, il termine deuxième au tournoi d’arts martiaux chinois de Taïwan.
En 1973, il remporte finalement la première place à ce même tournoi, auquel participent également des compétiteurs de Hong Kong et d’Asie du Sud-Est.
Installation au Japon et recherche martiale
En 1973, il part s’installer au Japon.
Il s’y confronte à de nombreux experts de différents arts martiaux. Ces confrontations, parfois très dures mais souvent couronnées de succès, l’amènent à remettre en question certaines pratiques du kung-fu traditionnel et à créer sa propre école. Au cours de ses recherches, il rencontre de nombreux maîtres japonais, chinois et taïwanais, parmi lesquels :
- Masutatsu Oyama, fondateur du karaté Kyokushinkai,
- So Doshin, créateur du Shorinji Kempo,
- Imi Lichtenfeld, fondateur du Krav Maga,
- Chang Dong-Sheng, grand champion de lutte chinoise Shuai Jiao,
- He Fu-Chen et Hsu Wen-Zhong, grands maîtres de Xing Yi Quan.
Un combattant et un chercheur
Redoutable combattant, Su Dong-Chen est également un technicien remarquable et surtout un chercheur qui consacre sa vie aux arts martiaux. Entre 22 et 25 ans, il écrit deux livres sur la boxe chinoise qui marquent fortement les pratiquants japonais, notamment grâce à une étude approfondie des Kosaho (méthodes de croisement).
Travaux récents
Après plusieurs séjours aux États-Unis, où il présente sa méthode, il revient au Japon, où il poursuit un important travail de recherche sur les arts martiaux avec les écoles :
- Essence of Change
- Essence of Evolution